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La Traviata G.Verdi

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La Traviata
Opéra
Création Festival de Saint-Céré 2016 

Dès les premières notes de l’ouverture de La Traviata, Verdi annonce la fin, ou bien ne se place-t-il pas déjà à la fin, pour remonter ensuite le passé avec le regard particulier qui caractérise la tragédie ?

C’est ce double point de vue qui guide ce projet. D’une part, une Violetta mourante qui se remémore le passé et d’autre part, une Violetta qui s’étourdit dans les apparences et le mirage social. D’une part, une Violetta lucide témoin de ses vains espoirs et d’autre part, une Violetta jeune et ambitieuse qui tente de sortir du déterminisme social par son unique sensualité.

D’une part, une Violetta qui a mis son masque social et d’autre part,  à la fin de son histoire, une Violetta sans masque qui, rongée par la maladie « symbolique », observe avec lucidité la traversée des apparences et le miroir de l’univers des hommes.

Pour se faire, la Violetta dénudée des apparences, chantera et regardera une autre Violetta qui correspond au modèle social imposé par les conventions. La Violetta lucide sera filmée en direct et projetée sur le fond du décor tandis que sur scène un monde de fantômes normalisés s’ébattra dans un jeu social convenu et réglé.

La vision concomitante des deux phases de la personne (une sur scène, une sur l’écran) doit amener le spectateur à percevoir l’impasse où se trouve Violetta, les contradictions, la nécessité de la fin pour régler la question.

L’orchestre sera intégré dans l’espace scénique car la musique et ses exécutants font partie de « la règle du jeu », la salle de bal, son orchestre et ses danseurs participent à cette règle. C’est une société qui continue de « gigoter » alors qu’elle est au bord de la fin d’un siècle et d’un monde. Violetta, la courtisane ambitieuse sortie du roman de Zola, sorte de « nana » qui profite des feux de sa beauté pour échapper à la misère et s’étourdit dans l’amour artificiel et les compromis.

Costumes fin de siècle, estampes figées... espace vide peuplé de fantômes... c’est ainsi que la Violetta encore vivante se séparera de la Violetta à l’amour virtuel.

J’ai demandé au chef d’orchestre et à l’orchestrateur de travailler l’orchestre de chambre pour que celui-ci puisse différencier les atmosphères : d’un côté, l’écoute de la Violetta mourante et se remémorant son passé et de l’autre l’étourdissement de la fête. D’un côté  la mélancolie d’un temps retrouvé opposé à une présence forte de l’autre.

On verra se confronter au cours de l’Œuvre l’apparence et la vérité, le subliminal et le concret... c’est le sujet de cet opéra, c’est le sujet volontairement choisit par Verdi, ce qui explique les problèmes qu’il a eus avec le public et la censure aux premières représentations.

Références cinématographiques :

Renoir, La règle du jeu

Bergman, Persona

Antonioni, Identification d’une femme

Nouvelle production

Production : Festival de Saint-Céré – Opéra Éclaté.

Godard


Château de Castelnau-Bretenoux
  • dimanche 31 juillet 21h30
  • mercredi 03 août 21h30
  • vendredi 05 août 21h30
  • dimanche 07 août 21h30
  • jeudi 11 août 21h30
  • samedi 13 août 21h30

Durée indicative : 2h30 avec entracte
Paniers repas sur les remparts du château à 20h (sur réservations). En cas de repli, le spectacle sera donné le soir même au Théâtre de l'Usine de Saint-Céré à 21h45, où les repas auront lieu à 20h30.

Un bus effectuera un trajet Figeac-Saint-Céré aller-retour pour le spectacle la Traviata le 7 août. Tarifs 5€. Rdv 20h parking du foirail.


pleinréduit - abonnés
série 15447
série 23630
série 32319

Tarif réduit :
Pour l’achat d’une place pour 4 soirées différentes (abonnement).
Pour les abonnés vert de Figeac.
Enfants de 5 à 18 ans, demandeurs d’emploi, étudiants de moins de 25 ans, sur présentation de justificatifs.
Groupes à partir de 10 personnes.

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