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Sextuor pour piano et vents

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Sextuor pour piano et vents
Musique classique
 

La musique française : Sextuor pour piano et vents de Poulenc, Divertimento pour piano et vents d’Albert Roussel, Sextuor pour piano et vents de Louise Farrenc.

Sextuor pour piano et vents (flûte, haut-bois, clarinette, basson et cor) de Poulenc : Ébauché en 1932, il fut achevé dans les années 1939-40. C'est une œuvre gaie et excessivement variée, qui permet aux 5 instruments à vent de s'épancher de la manière la plus parfaite et la plus expressive. Un premier mouvement, allegro vivace, plein d'éclat, et un divertissement lent et poétique précédent un finale très rapide en forme de rondo, avec quelques réminiscences des motifs de l'allégorie initial.

Divertimento pour piano et vents (flûte, haut-bois, clarinette, basson et cor) d'Albert Roussel : La musique de chambre d'Albert Roussel, d'une étendue relativement restreinte, n'en constitue pas moins un chapitre essentiel de sa production. En 1906 il écrit un premier chef d'œuvre pleinement original avec son divertimento pour piano et vents op6, sept minutes de musique d'une verve acide et romanesque, aux rythmes entraînants et dominateurs (marque de fabrique du compositeur, presque son ADN tant la rythmique est une composante essentielle de ses créations), à l'invention mélodique dénuée de toute emphase, à la forme totalement maîtrisée : 5 sections d'un seul tenant, à la manière d'un rondo. Devant une si parfaite réussite pleine de maturité, on peut classer cette œuvre, esthétiquement parlant et au niveau de sa couleur sonore, dans le style des années 20, époque Poulenc et Milhaud.

Sextuor pour piano et vents (flûte, haut-bois, clarinette, basson et cor) de Louise Farrenc (1804-1875) :  Louise Farrenc se signale tout particulièrement dans l’histoire de la musique française par une riche production de musique de chambre, en outre souvent destinée à des formations inhabituelles, à l’image de ce sextuor pour piano et vents. Si elle née quelques mois après Berlioz, Farrenc n’affiche pas la même ambition révolutionnaire. Chez elle, les formes obéissent ainsi aux schémas classiques : allegros avec reprise (dûment respectée par les interprètes, au demeurant) et deux thèmes bien contrastés; mouvements lents de forme lied ou à variations; scherzos avec trio central. De même, les éléments constitutifs de son langage rappellent-ils bon nombre de ses contemporains germaniques, sans que l’on puisse parler pour autant de pâle copie. Car les qualités contrapuntiques, harmoniques, rythmiques et mélodiques de ses meilleures pages, pourtant écrites pour des effectifs assez peu pratiqués et à l’équilibre délicat, s’imposent sans peine.

Il n’est pas étonnant que Farrenc, pianiste virtuose, mariée à un flûtiste et formée par Reicha, un maître des instruments à vent, ait composé, bien avant Poulenc, un Sextuor (1852) associant au piano le traditionnel quintette à vents (flûte, hautbois, clarinette, basson et cor). Si la partie de piano est exigeante (gammes, arpèges, ...), il ne s’agit nullement d’un concerto que les vents se limiteraient à accompagner.


Parc du Château de Labastide-Murat
  • samedi 29 juillet 21h00
Jardin du musée de Saint-Laurent-les-Tours
  • dimanche 30 juillet 21h00
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  • vendredi 04 août 21h00

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