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STÉPHANE DEGOUTPOÈME(S) DE L'AMOUR ET DE LA MER

Récital
 

CRÉATION

Durée : 1h

Stéphane Degout présente la création de son nouveau récital, d’après Ernest Chausson, et donne voix à l'œuvre d’Othman Louati.

Stéphane Degout est un grand voyageur. Depuis ses débuts au Festival d’Aix-en-Provence, il s’est produit sur les plus grandes scènes lyriques : Théâtre des Champs-Elysées, Opéra-Comique, Staatsoper de Berlin, Theater an der Wien, Royal Opera House de Londres, Lyric Opera de Chicago, Metropolitan Opera de New York, Scala de Milan, Bayerische Staatsoper. Mais c’est surtout à travers les répertoires qu’il a tracé un chemin singulier. Ardent défenseur du lied et de la mélodie, il est le compagnon de route de la musique baroque autant que de la création contemporaine. Il nous fait l’amitié de livrer au public du Festival sa vision d’un chef d’œuvre lyrique inclassable, le Poème de l’amour et de la mer d’Ernest Chausson – compositeur à la croisée du romantisme de Berlioz et de Franck, du langage wagnérien et du symbolisme du jeune Debussy.

L'ENSEMBLE LES ILLUMINATIONS

Les Illuminations approfondit son exploration des liens entre littérature, poésie et musique contemporaine et continue son dialogue de répertoire avec ce nouveau programme qui fait résonner la musique française d’hier et d’aujourd’hui : le Poème de l’amour et de la mer d’Ernest Chausson transcrit pour baryton et quintette avec piano avec Un jour les étoiles, une création d’Othman Louati pour le même effectif, sur un texte éponyme, coécrit par Isabelle Junca et Aurélie Allexandre d’Albronn.

NOTE SUR LA COMPOSITION | OTHMAN LOUATI

"L'oracle a parlé : dans le grand rituel du poème, les femmes incarneront le rayonnement stellaire dans de superbes processions, lesquelles sont autant de chemins vers la quête de l’inspiration.

Les mots d’Aurélie Allexandre d'Albronn et d'Isabelle Junca honorent le travail du poète. Ils s'apparentent à une promesse de l'aube qui s’écoulera jusqu'à la fin du jour, et dans cette poïétique de l'inspiration c'est d'abord le silence qui nous frappe. Silence hanté par les cris et les sons, minuscules volcans déchirant l'arrière-monde dans le ravage des murmures. Nous percevons ces derniers comme les appels d'une musique qui doit conspirer pour qu’éclate le mystère de la mise au monde.

Il nous faudra donc chanter pour franchir le seuil, et pour cela : invoquer les lahars furieux, déchaîner les sons et renverser les images dans la cosmogonie du poème, sorte de mosaïque de pages-paysages où se côtoient les grands horizons de l’enfance. Il y a bien là un paradoxe : le surgissement d’un silence bleuté — dans une correspondance avec la peinture de Vermeer —, et le désir simultané de le détruire en y jetant un chaos. À l’instar d’un fauviste fanatique, je rêve de lancer les sons sur les mots comme des filaments dorés, et de proclamer la vibration chromatique comme le sabre d'un contre-espace venant révéler le délire du poète assis derrière sa table de travail.

D’ailleurs, les mots mis en musique peuvent-ils être autre chose qu'une manifestation surréaliste ? Cette alchimie déclenche une autre voix qui relève moins de l’écriture automatique que du travail sur le matériau, c’est une alliance qui mène sa propre révolution face au réel, convoquant d’autres brèches, d’autres cris que la pure poésie. Les instruments, apôtres discrets de cette parole, accompagneront l'écoulement des heures et y glisseront leurs secrets. Je rêve d'une horlogerie fabuleuse, motif ravélien par excellence, pour rythmer les mots et la métamorphose de la plume.

Aurélie et Isabelle me semblent tracer sotto voce l’itinéraire de la lumière dans les rêveries de l’outre-blanc. Leur encre se lève à l’est, instaure un ciel à portée de main, convoque tous les soleils. Puisse le manteau de l’orchestration revêtir les reflets de ce voyage ! Chemin de transhumance en forme de pacte entre les poétesses et les étoiles pour mieux baiser le ciel et transgresser le clair-obscur qui brouille nos visions d’ici-bas. C’est une quête de l’astre. Elle exige de cueillir le jour au fond du jour (l’image est du grand Yves Bonnefoy), et de chanter sans cesse la quête du beau, consolation éternelle face au terrible".

PRESSE

L’intelligence du chant [de Stéphane Degout], la clarté de sa diction, son timbre dense et brun ainsi que son jeu naturel [enthousiasment] le public, la presse et les professionnels...
Le Temps

[Aurélie Allexandre d’Albronn est] une artiste inclassable qui cherche à réunir poésie et musique, culture classique et création contemporaine, dans des formes ouvertes et audacieuses.
Transfuge

Production Les Illuminations
Avec le soutien de la Caisse des Dépôts et du Fonds Haplotès, du ministère de la Culture - DRAC Ile de France, de la Sacem, de la Maison de la Musique Contemporaine, de l’Institut Français, de la Fevis, des Fondations Lyra et Francis et Mica Salabert
Stéphane Degout © Cédric Roulliat
Aurélie Allexandre d'Albronn © Laetizia Le Fur
Othman Louati © Caroline le Doutre
L'Ensemble les Illumination © Letizia Le Fur
Distribution

D'après le Poème de l'amour et de la mer d'Ernest Chausson (version pour quintette et baryton) et Un jour les étoiles d'Othman Louati

Réserver
Représentations

Château de Montal, Saint-Jean-Lespinasse
  • samedi 01 août 2026 21h30
INFORMATIONS / REPLI

TARIF B
REPLI : Théâtre de l'Usine, Saint-Céré

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