Durée : 2h - Entrée libre
Surtitré
Une mise en scène interstellaire de l’opéra mythique de Puccini, à découvrir sur grand écran lors d’une projection en plein air.
Avez-vous déjà vu un opéra dont l’action se déroule dans l’espace ? C’est le pari audacieux de Claus Guth qui a choisi de placer l’intrigue du célèbre opéra La Bohème de Puccini, créé en 1986, dans un vaisseau spatial à la dérive. Entre asphyxie et hallucination, un de ses passagers, Rodolfo, trouve refuge dans ses souvenirs, dont celui si bouleversant de sa rencontre avec Mimi. Portée par la musique poignante de Puccini, la nostalgie est au cœur de cette mise en scène surréaliste, teintée d’humour mais empreinte d’une grande mélancolie.
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NOTE SUR LA MISE EN SCÈNE | YVONNE GEBAUER
"La fin du roman d'Henri Murger, à la manière d’un épilogue, voit les personnages, âgés, porter le regard sur leurs jeunes années. Désormais mûrs et menant des vies ordonnées, ils se souviennent de leur jeunesse comme d’un rêve lointain. Cet angle de vision est constitutif de l’opéra La Bohème : le souvenir de sa jeunesse propre, la sensation d’être vivant, de savourer la vie. C’est là que réside toute la magie de la "bohème", et ce thème est profondément ancré dans la mémoire collective.
Et si nous prenions le parti d’observer cette œuvre et ce récit à partir d’une distance comparable à celle des personnages âgés du roman? Faisons un pas de plus, imaginons la distance la plus grande possible : beaucoup de temps a passé, la jeunesse est finie, elle n’existe plus. Les lieux aussi ont disparu, tout comme les gens qui autrefois furent au centre de la vie. Mimi elle-même est morte, seul le souvenir d’elle est encore présent pour Rodolfo. Mais l’on s’accroche au souvenir comme à un fil qui nous rattache à la vie. Écouter La Bohème dans cette perspective fait surgir des images nouvelles, différentes, nous entraînant dans l’infinité de l’univers. C’est alors que commence le voyage des quatre amis, Rodolfo, Marcello, Schaunard et Colline, hors du temps et de l’espace, engagés dans une mission en perdition.
Comme dans un jeu dont les pions seraient les mots, ils se mettent à improviser, faisant appel aux situations de leur vie antérieure, se remémorant un repas somptueux ou bien une altercation avec leur propriétaire. Mimi apparaît à Rodolfo : l’amante morte, lointaine... une vision. Dans le vide d’une planète inhospitalière surgissent des fragments de leur passé : des personnes, des séquences mémorielles qu’ils ne se sentent pas capables d’abandonner.
Aux confins de la mort, ils sont hantés par des souvenirs. Les images qu’ils font surgir sont emplies de nostalgie. Ce qui a été ne reviendra jamais. Un paysage de mort fait face à un paysage de vie, à la vision d’un Paris vivant, un Paris de bohème".
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PRESSE
Cette Bohème intergalactique a le charme d'un rêve aussi puissant que jubilatoire.
Les Inrockuptibles
La Bohème version Claus Guth demeure un voyage intersidéral incontournable, une expérience visuelle extraordinaire, [un] périple crépusculaire, nostalgique.
France Culture
Les images de ce Solaris opératique sont [...] d’une grande beauté, le premier tableau surtout, qui révèle, sur fond de bruitage spatial, l’intérieur immaculé d’un vaisseau en perdition dans la sidération muette des astres.
Le Monde
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Coproduction Opéra national de Paris, François Roussillon et Associés.
Avec la participation de France Télévisions, et de TF1 en association avec UGC et en partenariat avec Rising Alternative Events.
Avec le soutien de la Fondation Orange, mécène des retransmissions audiovisuelles de l’Opéra national de Paris et Arsnova, mécène des programmes d'ouverture culturelle de l'Opéra national de Paris
Avec le concours du Centre National du Cinéma et de l’image animée.
© Bernard Uhlig - OnP
Distribution
- Musique : Giacomo Puccini
- Direction musicale : Gustavo Duhamel
- Mise en scène : Claus Guth
- Chef des choeurs : José Luis Basso
- Décors : Etienne Pluss
- Costumes : Eva Dessecker
- Lumières : Fabrice Kebour
- Vidéo : Arian Andiel
- Chorégraphie : Teresa Rotemberg
- Dramaturgie : Yvonne Gebauer
- Avec : Nicole Car, Aida Garifullina, Atalla Ayan, Artur Ruciński, Alessio Arduini, Roberto Tagliavini, Marc Labonnette, Antonel Boldan, Bernard Arrieta, Jian-Hong Zhao, Fernando Velasquez, Paul Lorenger et Guérassim Dichliev
- Avec : l'Orchestre et les Chœurs de l'Opéra national de Paris
- Avec : la Maîtrise des Hauts de Seine et le Choeur d’enfants de l’Opéra national de Paris
- Réalisation : François Roussillon
D'après Henry Murger, Scènes de la vie de bohème


